Thursday, April 10, 2014

L'illusion

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Juan Muñoz (1953-2001) The nature of Visual Illusion 1994-1997 La nature de l’illusion visuelle - Macba, Barcelona, mars 2014 

En prolongement d’un billet de Claudialucia, un article trouvé sur le site du musée de Grenoble au sujet de Juan Muñoz.

Juan Muñoz et ses personnages* en résine de polyester. Les personnages au Macba sont d’une taille un peu inférieure à celle que l’on connaît de nos contemporains. Mais le tout m’a laissée un sentiment d’inquiétude et surtout comme si l’ensemble s’adressait à moi, la passante, pour me forcer à me questionner mais sur quoi ? 
Dommage la photo n’est pas très distincte et je n’ai pas pris de détail.

*the Chinese people

May 1st
I am adding part of a conversation between Juan Muñoz and Paul Schimmel on September 18th, 2000 that I found interesting:
...
JM They don't try to coexist in the same space as the spectator. They are smaller than real figures. There is something about their appearance that makes them different, and this difference is effect excludes the spectator from the room they are occupying."
...

7 comments:

  1. Ta photo est suggestive, malgré tout.
    "Mais le tout m’a laissée un sentiment d’inquiétude et surtout comme si l’ensemble s’adressait à moi, la passante, pour me forcer à me questionner mais sur quoi ?"

    Mon impression:
    le décor, glacial, le rideau théâtral, les personnages (de taille inférieure)plantés là sans communiquer eux dans des poses un peu absurdes* ** ,les reflets qui les allongent et _dans ta photo en tout cas_ le passage du visiteur , tout cela donne l'impression que la vie est un passage,un théâtre, la réalité une illusion (ce qui nous ramène au titre)

    *A approfondir: c'est là que les détails auraient peut-être été significatifs
    *Trois regardent vers le ciel (vide)un a le nez baissé vers la terre , comme s'il avait perdu quelque chose
    *bras croisés derrière le dos (comme des fous dans une camisole de force)ou sur le ventre,ou raides le long du corps:eux-mêmes semblent absents dans ces poses qui manquent de vie..
    Ont-ils des visages?

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  2. Oui ils ont des visages, chacun different, mais je ne me suis pas attardee a cause de ce sentiment d'inquietude. Bien sur je le regrette aujourd'hui.
    Voici un lien te dirigeant sur le site de Macba, clique sur la photo pour l'aggrandir. Ce n'est bien sur pas le meme arrangement des personnages.

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  3. Merci!
    L'effet produit est quelque peu différent
    Y domine peut-être un sentiment d'exclusion (à cause du personnage isolé à gauche)

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  4. Oui cela ressemble un peu à l'expérience que j'ai eue avec Tomoaki Suzuki mais en même temps c'est très différent.
    Ici, si j'en juge par l'image, par ce que tu en dis ou ce qu'écrit Miss-Yves, c'est un monde inquiétant, étrange, baigné dans une lumière et un décor froids, sans couleurs vives : une impression d'inhumanité peut-être?
    Avec les personnages minuscules de Tomoaki Suzuki, ce n'est pas de l'inquiétude que l'on éprouve, il n'y a aucun malaise! Peut-être est-on un peu piqué de leur indifférence à notre égard? mais c'est tout! Ils ne sont pas déshumanisés mais au contraire si humains que l'on a l'impression qu'ils sont réellement vivants et que l'on est Dieu en train d'observer de haut cette humanité (comme tu l'as si bien dit dans le commentaire que tu m'as laissé). Et puis ces personnages chamboulent notre perception de l'espace, de l'échelle, nous fait toucher du doigt la relativité de toutes choses... C'est curieux mais c'est plaisant; je ne voulais plus les quitter!

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  5. C'est vrai que cette "installation" me questionne aussi. Je parlerai de l’incommunicabilité des hommes, partageant un même espace, le même air, la même heure, enfermés dans leur image à conserver d'eux-mêmes face aux autres, incapables d'échanger une parole entre comme. Cette scène est observable dans tous les musées du monde, par exemple.
    L'atmosphère bleue rend plus sensible encore, la tension qui existe entre ces gens indifférents.

    Roger

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